Plateau: Le Manhattan d’Afrique

Vitrine de l’ère du miracle ivoirien des années Houphouët-Boigny, le Plateau, avec ses immeubles et ses tours aux allures futuristes (bien que bâties dans les années 1970), a toujours fière allure. On continue d’ailleurs de le surnommer « le Manhattan d’Afrique », tant sa situation (cernée par les eaux) et son architecture (en hauteur) rappelle, toutes proportions gardées, sa grande soeur américaine.

L’ancien président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, est tombé sous son charme, alors qu’il était en visite à Abidjan, en 2005, et arrivait de l’aéroport de Port-Bouët. « Wonderful ! », s’était-il extasié en passant le pont Charles-de-Gaulle, à la vue des tours du Plateau scintillant dans la nuit.
Comme Manhattan a sa célèbre Wall Street, le Plateau (à bien plus petite échelle) a sa « rue des banques », l’avenue Joseph-Anoma, où sont installés les quartiers généraux de nombreuses banques nationales, régionales et internationales : la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI), la Banque internationale de l’Afrique de l’Ouest (BIAO-NSIA), le siège de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), sans oublier celui de la Banque africaine de développement (BAD) – encore en cours de rénovation -, où l’institution a fait officiellement sa rentrée en septembre.

Malgré la décision prise en 1983 par le président Houphouët-Boigny de transférer la capitale à Yamoussoukro, où leur sont construits de nouveaux sièges, la présidence de la République, l’Assemblée nationale et les ministères sont encore établis au Plateau, tout comme nombre de grands groupes, tel le russe Lukoil.

« La mort du Plateau n’est pas pour maintenant. Nous avons des projets de nouveaux centres commerciaux et d’hôtels », précise un membre du conseil municipal de la commune qui, comme les autres, se modernise de plus en plus. Et où le futur train urbain aura évidemment une gare.

Source: Jeune Afrique

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